Mardi 17 février 2009
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12:05
par Anne Rodes
Jeudi 29 janvier, 9h : le centre social et culturel Espace Ardennes n’ouvrira pas ses portes aux usagers. Les locaux ne sont pas éclairés, la sonnerie du téléphone retentit en vain. Tout semble
silencieux. Pourtant, quelques salariées sont présentes, colle et ciseaux en main, sourire au lèvre. Autour d’un café, on réfléchit au programme de la journée. Autour d’un café, on se dit qu’on
n’est pas venu pour rien, que l’enjeu est d’importance. Les vitrines du centre sont bientôt tapissées d’affichettes : « En grève ! » , « Centre social en danger ! », etc. Une fois l’équipe au
complet, on file à Léon Giraud où peinture, tissu et carton sont à la disposition des grévistes. Mais les revendications pleuvent et les panneaux semblent bien petits. On improvise une chanson pour
compléter l’ensemble. Peggy, emportée par son envie de convaincre, n’hésite pas : elle écrit sur son manteau !!
Tiens, voilà Djamila et Sofien ! Allez, avalage de sandwich grec et en route pour la manif ! Karine, déguisée en «femme-sandwich » enfile son bonnet, déterminée.
Jeudi 29 janvier, 14h, Place de la République : nous retrouvons les salariés d’Espace Cambrai et d’Espace Riquet et d’autres salariés des centres sociaux parisiens, des bénévoles aussi. Il y a du
monde, beaucoup de monde. Ca fait du bien d’être ensemble pour défendre notre avenir.
Départ. On tient la banderole, on chante, on discute. Rita est interviewée par des journalistes italiens, Peggy par un autre qui lui tend son micro. Virginie, stagiaire à Ardennes, danse et chante
à tue-tête. l’ambiance est excellente !
Nous sommes presque en tête du cortège, avec le collectif « associations en danger ». Le contournement de la Place de la République nous semble très long. C’est à petits pas que nous
atteignons enfin la place de l’Opéra, un peu fatigués mais ravis d’avoir pu nous exprimer. Et si c’était à refaire…