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23 mars 2006 4 23 /03 /mars /2006 12:18
Par Isabelle Cereijo

« Droits des étrangers : où va-t-on ? » tel était le thème de la soirée débat autour d’une exposition organisée à Riquet mercredi 22 mars.

Mots en vracs : zone d’urgence, logement et discriminations, emploi et discriminations,  lois racistes, droit du sol, cimade, gisti, ligue des droits de l’homme, coordination des sans papier, régularisation, 10 ans en France et sans papier…

Des rendez-vous ont été pris, au MRAP, avec la conseillère juridique de Riquet, avec Fadila du pôle social pour répondre aux nombreuses questions personnelles soulevées par le sujet. Les permanences pour les étrangers vont se surcharger un peu plus grâce à cette rencontre.

En fin de débat, enthousiasmé par un vent de citoyenneté, chaque participant à pris son agenda et a noté : soirée d’information au MRAP mercredi 28 mars, en présence de 2 avocats qui commenteront les projets de lois sur les étrangers. Une nouvelle loi qui remettra en cause le droit de vivre en famille, et aussi parfois, tout simplement le droit de vivre tout court.
Et enfin, le 2 avril, place de la république, un rassemblement de 150 associations qui se réunissent contre ce projet d’immigration jetable, un rendez vous festif, engagé et musical avec les Têtes Raides en concert.

Car ce soir, tout le monde l’a bien compris, la course aux lois contre l’immigration a commencé, et seul l’opinion publique pourra la stopper.


Extrait du livre d’or :
« Très bonne initiative, j’espère que l’on fera plein d’autres soirées citoyennes. »
« Sympa et instructif, un vrai plaisir à partager à chaque fois avec vous. »
« Il faut maintenant que les bénévoles et les salariés d’espace 19 puissent avoir les bons contacts pour ré orienter les sans papiers. »
« Continuez le combat. »
« Cette rencontre nous montre une fois de plus tous les problèmes sur l’intégration des étrangers. »
Et puis il y a toutes ces signatures laissées par ceux qui ne peuvent en écrire plus mais qui aurait pu en parler jusqu’au bout de la nuit.

Le plus de la rencontre : une mixité homme femme quasi parfaite, jusqu’au bout de la soirée qui en a surpris plus d’un et d’une…sans qu’on ai eu besoin de faire des discriminations positives ou négatives.

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Published by Judicaël Denecé - dans Riquet
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commentaires

Marcel LasséchÚre 29/06/2006 20:52

« Cette rencontre nous montre une fois de plus tous les problèmes sur l’intégration des étrangers. »Ce mot me pose toujours un problème. Pourquoi vouloir « intégrer » plutôt que « accepter » ?Dans « intégrer » il y a l\\\'idée de vouloir faire rentrer les gens dans un cadre qui n\\\'est pas le leur, de les « normaliser », de leur ôter leur spécificité qui dérange certains « bas-de-plafond ».Qu\\\'on les aide à connaître nos cadres (langue, institutions, coutumes, ect...) afin de leur permettre de s\\\'y retrouver et les employer à leur manière, oui, ça c\\\'est logique et respectable.L\\\'idée de les « intégrer » consiste à les contraindre à adopter des comportements dont la nécessité n\\\'est pas toujours évidente et peut se trouver en contradiction profonde avec leurs propres valeurs et culture.A titre d\\\'exemple (un peu outré, j\\\'en conviens) on peut prendre le fait que les gens, mêmes francophones de naissance, parlent avec un accent. Au nom de l\\\'intégration, doit-on leur faire prendre des cours de diction pour leur faire perdre cet accent, voire leurs particularismes linguistiques ?Dans ce cas quel sera l\\\'accent normatif ? Et en quoi cette normalisation leur sera-t-elle bénéfique en dehors du fait de ne pas déranger l\\\'ouïe des « bas-de-plafond » évoqués plus haut ?Je pense sincèrement que ce concept bizarre de « l\\\'intégration » pourrait être un sujet de débat, d\\\'autant qu\\\'on l\\\'utilise aussi sous sa version faux-cul « l\\\'insertion » pour parler de ceux qui, comme les chômeurs et autres « exclus » sont traités comme des  déviants.Peut on parler d\\\'« intégrer » les populations jeunes de banlieue sans qu\\\'une certaine vision politique de la société se fasse jour derrière tous ces discours : à savoir que le seul critère pour évaluer « l\\\'intégration », l\\\'appartenance au corps social, est la capacité de consommation et l\\\'acceptation du type de société que l\\\'on nous impose avec une violence de plus en plus grande, économique, psychologique et trop souvent physique ?Peut-on parler de « réinsérer » les chômeurs sans leur signifier par là-même, ainsi qu\\\'au reste de la population, que celui qui ne travaille pas n\\\'a aucune valeur, aucune existence ?le principe du contrat de réinsertion que l\\\'on impose aux allocataires du RMI et autres « minima sociaux » procède de la même vision du monde : les exclus sont des coupables, les étrangers des suspects.Quelle maxime veut-on choisir pour construire le monde :« Arbeit macht frei »ou« De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins »Les mots sont importants, c\\\'est d\\\'ailleurs le nom d\\\'un site web intéressant :  http://lmsi.net/Humainement votre,Marcel Lasséchère- Rien n\\\'est plus provisoire que les certitudes -(et encore, je m\\\'demande...)